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Les classes énergétiques

Classes énergétiques

Présente dans tous les pays de l’Union européenne, la classe énergétique permet de rendre compte de l’efficacité énergétique d’appareils électroménagers au quotidien. Elle s’applique aussi aux bâtiments et aux voitures. On la retrouve sur les étiquettes énergie. Mais pourquoi a-t-elle été mise en place ? Est-elle obligatoire ? Quelle est la meilleure note que peut obtenir un équipement ? Permet-elle de faire des économies d’énergie ? Choisir.com vous explique tout ce qu’il faut savoir sur les classes énergétiques.

 

Classe énergétique : définition

 

La classe énergétique est un système de notation en vigueur dans tous les pays membres de l’Union européenne. Elle vise à informer les consommateurs des performances énergétiques de certains équipements et bâtiments. À l’heure actuelle, elle s’applique :

  • aux appareils électroménagers ;
  • à la plupart des dispositifs de chauffage ;
  • aux systèmes de productions d’eau chaude ;
  • aux climatiseurs ;
  • aux biens immobiliers ;
  • aux véhicules automobiles et les pneus ;
  • les produits de construction et de décoration.

La classe énergétique va de A à G. À la manière du système de notation anglo-saxon, plus l’élément se rapproche de la note A, plus il témoigne d’un rendement énergétique efficace. Pour faciliter la lecture, elle s’accompagne de couleurs, allant du vert (A) au rouge (G) sur les étiquettes énergie.

étiquettes énergétiques

Bon à savoir
Comme nous l’expliquerons dans la suite de l’article, les classes ont un peu évolué. La technologie avançant, les classes n’étaient plus compatibles avec l’efficacité énergétique de nombreux appareils. C’est pourquoi, on trouve aujourd’hui les classes A+, A++ et A+++. D’ailleurs, parfois, la classe énergétique A+ correspond à la plus énergivore pour un produit donné, alors même que l’étiquette énergie présente des classes allant de B à G. En effet, jugé trop peu écologiques, certains appareils en dessous de B ont été retirés du marché.

Aux origines de l’étiquette énergie : un projet européen

Avant d’entrer dans le vif du sujet, il convient de revenir dans les grandes lignes sur l’histoire et les évolutions des classes énergétiques. L’étiquette énergie a été mise en place suite à la Directive 92/75/CEE du 22 septembre 1992 de l’Union européenne. Elle concerne alors :

  • les réfrigérateurs et congélateurs ;
  • les lave-linge ;
  • les lave-vaisselle ;
  • les fours ;
  • les dispositifs de production d'eau chaude sanitaire ;
  • les ampoules ;
  • les climatiseurs.

En effet, les institutions communautaires voient plusieurs avantages à la mise en place d’une étiquette énergie. Tout d’abord, cela permet de fluidifier les échanges entre les différents distributeurs d’électroménagers et de renforcer le marché commun. Un distributeur présent en France, en Espagne et en Belgique n’aura plus besoin d’adapter son système d’étiquetage à des spécificités nationales.

De la même manière, cela permet d’harmoniser les informations vis-à-vis des consommateurs et de les pousser à acheter un appareil peu énergivore. En effet, plus la classe énergétique est proche de A, moins l’équipement consomme d’électricité, moins il a d’impact sur les factures d’énergie.

Enfin, ce mécanisme vise aussi à inciter les constructeurs à chercher à améliorer l’efficacité énergétique des appareils qu’ils proposent.

En 2006, le système d’étiquetage est transcrit pour les voitures neuves. La classe énergétique leur précise les émissions de CO2 du véhicule par km parcourus. Afin d’aider les consommateurs à l’achat, elle présente aussi la consommation de carburant par litres au cent.

Puis, en 2010, une réforme de l’étiquette énergétique a lieu. S’ensuit une nouvelle classification de l’électroménager. Au vu des évolutions sur la consommation des appareils, apparaissent trois nouvelles classes énergétiques : A+, A++ et A+++ dès 2011. Elles concernent les réfrigérateurs, lave-linge et lave-vaisselle.

2011 marque aussi l’arrivée de l’étiquette énergie dans le bâtiment. Les biens immobiliers, pour être mis en vente ou en location, devront présenter une étiquette énergie. Celle-ci indiquera aux futurs occupants les données de consommation du logement. Ils pourront ainsi estimer le montant de leur facture d’électricité et de gaz à venir.

En 2012, le décret n° 2011-321 du 23 mars 2011 entre en application. Les matériaux de construction comme les peintures, revêtements muraux, vernis devront également s’accompagner d’une étiquette indiquant leur niveau d’émission en polluants volatils.

Enfin, en 2015, c’est au tour des équipements de chauffage de devoir présenter une étiquette énergie.

La réforme de l’étiquette énergie : des exigences plus strictes pour 2021

Aujourd’hui, la totalité des appareils électroménagers mis sur le marché doivent présenter une étiquette énergie. Certaines vont de A à G quand d’autres présentent des classes allant de A+++ à D. Cette notation tend à confondre les consommateurs. C’est ce que montre ce tableau proposé par l’Ademe en mars 2019.

Classe énergétique des appareils ménagers

Type d’appareil

Le mieux classé Le moins classé Classes disponibles
Réfrigérateur, congélateur et appareils combinésA+++A+A+++ à D
Cave à vinA++DA+++ à G
Lave-vaisselleA+++A+A+++ à D
Lave-lingeA+++A+A+++ à D
Sèche-lingeA++BA+++ à D
FourA+++AA+++ à D
HotteA++DA+++ à E
Lampe LFCA++BA++ à B
Lampes à LEDA++AA++ à A
TéléviseurA++CA++ à E

Par exemple, dans le cas très précis des frigidaires, seuls les appareils A+++, A++ et A+ peuvent être commercialisés. Les autres jugés trop énergivores sont interdits à la vente. Pour autant, l’étiquette au moment de la vente présente des classes allant jusqu’à D. Cela vaut également pour d’autres équipements électroménagers.

Fort de ce constat, en 2017, le Parlement européen a décidé de renforcer les exigences liées à l’étiquette énergie. En 2019, cette réforme s’est précisée. Dès le 1er mars 2021, l’étiquette énergie A à G sera appliquée :

  • aux réfrigérateurs et aux appareils de stockage de boissons comme les caves à vin ;
  • aux lave-linge ;
  • aux lave-vaisselle ;
  • aux télévisions ;
  • aux ampoules.

L’Ademe fait savoir qu’« un appareil actuellement classé en A+++ pourra être classé en C dès 2021, un appareil A++ en E, un appareil A+ en G ». Aucun appareil ne pourra prétendre aux classes énergétiques A et B en 2021. Les fabricants devront donc progresser pour atteindre ces nouvelles classes.

Concernant les équipements de chauffage et de production d’eau chaude sanitaire, l’étiquette énergie est amenée à évoluer dans les années à venir. Selon l’Ademe, « elle ne devrait être apposée qu’à partir de 2030 ! Les deux versions d’étiquette cohabiteront donc encore un certain temps ».

Classe énergétique : quelles obligations d’affichage ?

Comme l’explique la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF), « la réglementation impose aux fabricants et aux distributeurs de ces produits de fournir aux consommateurs une information exacte, pertinente et comparable sur les performances des appareils électriques concernés. Ce descriptif, qui se présente sous la forme d’une étiquette et d’une fiche produit, concerne aussi bien les produits vendus en boutique que ceux vendus sur les sites de vente sur internet ».

L’étiquette énergie doit indiquer a minima :

  • le modèle de l’appareil ainsi que sa marque ;
  • la classe énergétique (A, B, C, D, E, F ou G) ;
  • la consommation d’énergie annuelle en kWh.

Ensuite, en fonction de l’appareil acheté peuvent apparaître :

  • la consommation d’eau ;
  • la capacité en kg ;
  • le bruit généré par l’appareil en fonctionnement mesuré en décibels (dB), etc.

La fiche technique reprend tous ces éléments et ajoute les dimensions de l’appareil, le poids, la couleur, les caractéristiques du moteur, etc.

 

Classe énergétique et électroménager

 

Concernant les classes énergétiques des différents appareils électroménagers, il est difficile d’être exhaustif. Dans cet article, nous avons donc décidé de nous intéresser spécifiquement aux appareils électroménagers concernés par la nouvelle étiquette de 2021.

L’étiquette énergie du frigidaire

Le frigidaire ainsi que les autres appareils de froid font partie des équipements domestiques les plus énergivores. En effet, en moyenne, un frigidaire consomme entre 200 kWh et 500 kWh à l’année. Cette différence de consommation s’explique notamment par la classe énergétique.

La consommation annuelle moyenne est d’ailleurs présente sur l’étiquette. Vous y trouvez aussi le volume de l’appareil et le volume dédié à la congélation en litres ainsi que le bruit qu’il émet.

Les réfrigérateurs, congélateurs et appareils combinés, les plus performants témoignent d’une classe énergétique A+++. L’Ademe considère qu’ils consomment environ 70 % d’électricité en moins que les appareils les moins performants avec une étiquette A+.

Lave-Linge : quelle classe énergétique ?

Les machines à laver le linge vendues dans le commerce disposent également d’une étiquette énergie allant de A+++ à A+. L’étiquette énergie le met en avant. Pour cela, elle se base sur une utilisation annuelle correspondant à « 220 cycles de lavage pour les programmes standards (coton à 60 °C et à 40 °C à pleine charge et à demi-charge) ».

Elle donne également d’autres renseignements sur le lave-linge comme :

  • la capacité en kg du tambour ;
  • les litres d’eau consommés chaque année ;
  • les nuisances sonores provoquées par l’appareil lors de la phase de lavage et d’essorage ;
  • la qualité du séchage et/ou de l’essorage, notée de A à G.

Les performances énergétiques des lave-vaisselle

Aujourd’hui, si l’on en croit l’Ademe, « les lave-vaisselle les plus efficaces sont étiquetés A+++. Ils consomment en moyenne 40 % de moins qu’un appareil classé A+. ». Pour déterminer la classe énergétique, les constructeurs se basent sur une utilisation annuelle de 280 cycles de lavage standard et un recours à l’eau froide.

D’autre part, pour donner une idée globale des performances de la machine, sont prises en compte :

  • le nombre de couverts qu’elle peut accueillir en un lavage ;
  • l’efficacité du séchage, lui aussi mesuré avec une note de A à G ;
  • le bruit généré par l’appareil ;
  • la consommation d’eau à l’année.

L’étiquette énergie des ampoules

L’étiquette énergie des ampoules est de loin la plus sobre. Elle met en avant :

  • la classe énergétique de la lampe ;
  • ainsi que les kWh consommés pour 1 000 h d’utilisation.

Aujourd’hui, les ampoules les plus performantes sont les LED. Elles bénéficient d’une étiquette A++ à A. S’ensuivent les ampoules basse consommation, appelée aussi lampes fluocompactes. Celles-ci présentent des étiquettes allant de A à B.

À l’inverse les ampoules à incandescences sont classées E ou F. Les ampoules halogènes quant à elle ont une étiquette C ou D.

À noter
Depuis 2018, les ampoules halogènes disparaissent progressivement des rayons. En effet, exception faite de certains modèles, les distributeurs ne peuvent plus en commander. Ils peuvent juste écouler leurs stocks. Cela vise à inciter les Français à s’équiper en ampoules moins gourmandes et réduire les consommations d’énergie liées à l’éclairage.

Téléviseurs et consommation d’énergie

L’étiquette énergétique d’une télévision indique :

  • la consommation en kWh a l’année ;
  • le nombre de watts utilisés en fonctionnement ;
  • la taille de l’écran en pouce et en centimètres ;
  • la présence d’un interrupteur permettant l’extinction totale de l’équipement.

À l’heure actuelle, les téléviseurs les plus performants sont classés A++. Les moins bons font preuve d’une classe énergétique C. Pour définir l’efficacité énergétique de la télévision, le classement se base sur une utilisation de 4 h par jour à l’année. Elle ne prend pas en compte les kWh consommés en mode veille. C’est l’une des limites de l’étiquette énergie concernant ces appareils.

Électroménager : quelle fiabilité de la classe énergétique ?

La question de la véracité des étiquettes énergie est régulièrement soulevée par les associations de défense des consommateurs. Chaque fabricant a la responsabilité d’établir l’étiquette des appareils qu’il vend. Il doit effectuer pour cela des tests en laboratoires. Ces tests ne correspondent pas forcément à la réalité d’utilisation du produit. Dès lors, un appareil même classé A+++ peut présenter une consommation importante.

Difficile donc de savoir si les étiquettes énergie sont complètement fiables. D’autant plus que peu d’échantillons de produits sont vérifiés pour s’assurer que la consommation correspond réellement à ce qu’indique l’étiquette. En général, elles sont faites suite à un dépôt de plainte.

Bon à savoir
Vous pensez à changer votre électroménager pour moins consommer ? C’est une bonne idée. Et pour faire davantage d’économies sur vos factures d’électricité, pourquoi ne pas changer de fournisseur ? En optant pour une offre moins chère, vous pouvez faire jusqu’à 200 € d’économies par an sans investissement préalable. Pour trouver le fournisseur le plus économique, pensez à utiliser notre comparateur d’énergie.

 

Chauffage, production d’eau chaude et classe énergétique

 

Selon EDF, le chauffage représente 60 % de nos dépenses en énergie. De son côté, la production d’eau chaude correspond à 11 % à 14 % de nos factures énergétiques. Il était donc important pour les ménages de pouvoir mesurer les performances liées à leurs équipements en la matière.

Chaudières : en savoir plus sur l’étiquette énergie

L’étiquette énergétique est obligatoire depuis 2015 pour les toutes les chaudières (à gaz, à fioul, à micro-cogénération, à condensation, etc.) . La classe énergétique des chaudières vendues après 2015 va de A++ à G. Cette information permet au consommateur de connaître le rendement de la chaudière. Le rendement correspond au ratio entre l'énergie produite et l'énergie consommée. À l’heure actuelle, les chaudières présentant un rendement inférieur à 86 % ne sont plus vendues. Cela correspond à une classe énergétique B. Elle consomme environ 10 % de plus qu’une chaudière classée A.

Regarder l’étiquette permet donc de pouvoir estimer les économies d’énergie réalisables au moment de changer de chaudière. C’est aussi à prendre en compte si vous voulez bénéficier d’une aide à la rénovation énergétique permettant la prise en charge de votre chaudière.

En effet, en remplaçant une chaudière classique par un système plus performant, cela permet de prétendre à plusieurs aides et subventions comme :

  • l’éco-prêt à taux zéro (Eco-PTZ), un crédit bancaire dont les intérêts sont pris en charge par l’État donc nuls pour l’emprunteur ;
  • le Crédit d’impôt pour la transition énergétique (CITE) qui octroie un avantage fiscal aux ménages entamant des travaux de rénovation thermique ;
  • la Prime énergie qui entre dans le cadre des Certificats d’économies d’énergie (CEE). Il s’agit d’une prise en charge partielle par les fournisseurs d’énergie de travaux d’amélioration énergétique ;
  • MaPrimeRénov’, une prime visant à aider les foyers modestes en 2020. Elle sera généralisée à tous les ménages en 2021 et remplacera le CITE. Seront exclus les consommateurs les plus aisés (déciles 9 et 10), etc.

D’autre part, si la chaudière sert aussi à la production d’eau chaude, l’étiquette est scindée en deux colonnes. L’une met en relief leur performance en termes de chauffage, repérable via une icône « radiateur ». L’autre est chapeautée d’une petite icône « robinet ». Son système de notation est semblable à celui du chauffage.

On trouve également le volume sonore émis par la chaudière ainsi qu’un pictogramme indiquant si la production d’eau chaude peut être déclenchée en heures creuses.

Qu’en est-il des chaudières antérieures à 2015 ?
Celles-ci n’ont pas été soumises à la classification énergétique. Mais, les associations Coénove et Énergies et Avenir ont lancé un simulateur « Mon étiquette chaudière » vous permettant de vous faire une idée des performances de votre appareil.

Pompe à chaleur et efficacité énergétique

La Pompe à chaleur (PAC) est un dispositif basé sur les énergies renouvelables qui permet de chauffer un logement et bien souvent de participer à la production d’eau chaude sanitaire.

Il existe différents types de pompes à chaleurs :

  • les PAC air/air ou air/eau qui puisent les calories présentes dans l’air pour les restituer de l’air chaud ou chauffer un circuit d’eau chaude ;
  • les PAC géothermiques qui transforment les calories du sol en chaleur pour votre logement ;
  • les PAC eau/eau qui utilisent l’énergie des nappes phréatiques pour chauffer l’eau présente dans le circuit de chauffage.

La classe énergétique de la pompe à chaleur est mesurée via le coefficient de performance saisonnière (SCOP). On s’intéresse là à la performance de la pompe pendant la saison de chauffe. Elle dure généralement d’octobre à avril.

Sur l’étiquette énergie des PAC on trouve également :

  • la puissance utile. Selon la définition du constructeur Atlantic, il s’agit de « la quantité de chaleur transmise au fluide caloporteur par unité de temps exprimée en kilowatt (kW) ». Celle-ci est calculée en fonction des différentes zones climatiques de l’Union européenne ;
  • un pictogramme « Heures Pleines/Heures Creuses » vous indiquant si l’équipement est programmable ;
  • la puissance acoustique intérieure ou extérieure en décibels.

Chauffage au bois

Depuis 2018, le chauffage au bois est lui aussi soumis à une étiquette énergie pouvant aller de la classe A++ à la classe G. En plus des mentions communes à toutes les étiquettes on retrouve :

  • la puissance thermique directe, exprimée en kW. Elle concerne le chauffage de l’air ambiant ;
  • la puissance thermique indirecte. Elle concerne le chauffage de l’eau.

En revanche, l’étiquette énergie des systèmes de chauffage au bois ne prend pas en compte l’émission de particules fines et de monoxyde de carbone liés à la combustion du bois. Pour en savoir plus sur les rejets d’éléments polluants et toxiques, il faut se tourner vers le label « Flamme Verte ». Il se base sur une notation avec des étoiles. Un appareil avec 6 ou 7 étoiles dégagera peu de monoxyde de carbone et de composés volatils.

Quid des systèmes combinés de chauffage ?

Si l’eau chaude et/ou le chauffage sont produits par des systèmes combinés, l’appareil pourra avoir une classe énergétique allant jusqu’à A+++. Pour en connaître les performances, il faut demander à l’installateur ou au vendeur. En effet, les constructeurs bénéficient de logiciels spécifiques permettant de mesurer l’efficacité des dispositifs en fonction des combinaisons.

L’étiquette énergie présentera les deux pans du système. Un encart sera réservé à l’appareil principal et un autre indiquera la source renouvelable d’énergie utilisée. Si l’équipement ne sert qu’au chauffage, seule la classe énergétique du chauffage sera mise en avant. S’il sert au chauffage et à la production d’eau chaude, apparaîtront les classes énergétiques « chauffage » présenté par un petit radiateur et « eau chaude » avec une icône robinet.

Chauffage électrique et absence d’étiquette énergie : pourquoi une exception ?

Le chauffage électrique n’est pas soumis à la réglementation concernant les étiquettes énergie. En effet, l’Union européenne considère que les chauffages électriques s’apparentent à des chauffages d’appoint.

Cela étant, si l'on en croit l’association de consommateurs UFC-Que choisir, les radiateurs électriques ne présentent pas de bonnes performances écologiques. En effet, d’après l’association de consommateurs, « qu’il s’agisse de convecteurs, de panneaux radiants, de chaleur douce ou d’accumulation, tous les radiateurs devaient être classés en rouge et étiquetés F ou G, tant ce mode de chauffage consomme en énergie primaire ».

Bon à savoir
En France, presque un tiers de ménages est chauffé à l’électricité. Mais, il s’agit là d’une exception. Dans les autres pays européens, ce sont davantage les chauffages au fioul ou au gaz qui sont plébiscités.

 

Climatisation et performance énergétique

 

Les systèmes de climatisation sont également soumis à l’étiquetage énergétique. Les notations des systèmes d’air conditionnées vont de A+++ à G. Leur classe varie en fonction de leurs fonctionnalités. L’étiquette peut comporter plusieurs éléments :

  • la classe énergétique pour la production de froid, déterminée grâce au SEER (Seasonal Energy Efficiency Ratio) traduit comme le coefficient d'efficacité frigorifique énergétique. Il s’agit de mesurer la quantité d’énergie nécessaire pour atteindre la puissance frigorifique ;
  • la classe énergétique pour la production de chaud, indiquée par le SCOP pour les climatiseurs réversibles. Celle-ci est mise en rapport avec la zone climatique de l’union européenne dans laquelle vous résidez grâce à une petite carte de l’Europe ;
  • le volume sonore mesuré en décibels à l’intérieur du logement et à l’extérieur du logement.

Bon à savoir
Les climatiseurs font partie des appareils les plus énergivores dans un logement. Comme l’explique l’Ademe, « la consommation électrique d’un ventilateur est vingt fois inférieure à celle d’un climatiseur individuel ». Il faut donc bien mesurer cela avant d’installer un appareil. La plupart du temps, un ventilateur est simplement suffisant. Si jamais vous vivez dans une zone très chaude, la climatisation peut être envisagée. Faites-vous conseiller pour trouver l’appareil le plus performant.

 

Classe énergétique dans l’immobilier : le DPE

 

La classe énergétique concerne également les biens immobiliers. En effet, pour vendre ou louer un bien, il est obligatoire de présenter à l’acquéreur ou au locataire un Diagnostic de performance énergétique (DPE).

Valable pendant 10 ans, le DPE donne un tour d’horizon de la consommation énergétique d’un logement à l’année comme le montre le tableau suivant. Celles-ci sont synthétisées sous la forme de l’étiquette énergie.

Bien comprendre l’étiquette énergie du DPE

Classe énergétique

Consommation du bien
en kWh d’énergie primaire par m²
(Kwh.ep/an.m²)
Caractéristiques du logement
AMoins de 50Consommation très faible, voire neutre.
Respect de la norme Bâtiment basse consommation (BBC).
B51 à 90Consommation d’énergie faible
C91 à 150Performance énergétique correcte
D151 à 230Consommation d’énergie assez importante
E231 à 330Consommation d’énergie importante
F331 à 450Bâtiment Énergivore.
Passoire thermique.
GSupérieure à 450Logement très énergivore.
Passoire thermique.

Pour vous faire une idée des émissions de CO2 générées par un bien, le DPE comporte aussi une étiquette climat. Les notes vont aussi de A à G et indiquent quelle quantité de gaz carbonique votre logement rejette chaque année.

Bien comprendre l’étiquette climat

Note

Rejet de CO2 par m²
en kgeqCO2/(m2.an)
Caractéristiques du logement
AInférieur à 5Bâtiment jugé écoresponsable
B6 à 10
C11 à 20
D21 à 35Bâtiment assez polluant
E36 à 55
F56 à 80Bâtiment très polluant
GSupérieur à 80

Le DPE peut s’accompagner d’un bilan énergétique. Ce n’est pas obligatoire pour les logements individuels mais cela l’est pour les copropriétés de plus de 50 lots et pour les entreprises de plus de 250 salariés. Il s’agit d’une analyse poussée d’un bâtiment. Elle permet de mettre en avant les caractéristiques énergétiques de votre logement. Notamment elle recense les ponts thermiques et les potentielles défaillances du système de chauffage.

Ce bilan est assorti d’un plan de travaux complet et chiffré. Cela permet de hiérarchiser les chantiers à entamer dans le cadre de travaux de rénovation.

 

Classe énergétique des matériaux de construction

 

L’étiquette énergie des matériaux de construction vise à limiter la pollution intérieure des bâtiments. Pour cela, elle met en avant l’impact des produits sur la qualité de l’air. Elle regarde les émissions de Composés organiques volatils (COV). D’après le Ministère de la Cohésion des Territoires, elle concerne « les cloisons, revêtements de sols, isolants, peintures, vernis, colles, adhésifs, etc. dans la mesure où ceux-ci sont destinés à un usage intérieur ».

L’étiquette présente plusieurs classes énergétiques allant de A+ à C. Un produit C témoigne donc de fortes émissions de COV. Il sera déconseillé si vous envisagez des travaux. Toutefois, les étiquettes énergie des matériaux de revêtement n’ont qu’une valeur informative. Elle n’entraîne pas le retrait du marché des produits classés C. En effet, les produits toxiques et cancérigènes font l’objet d’autres normes. Pour des raisons évidentes de santé publique, ils sont interdits. C’est par exemple le cas des peintures au plomb, qui entraînent des risques de saturnisme, une maladie aux conséquences graves sur le système neurologique.

 

Classe énergétique des voitures

 

Lors de l’achat d’un véhicule neuf, le concessionnaire doit informer le client de la consommation de celui-ci ainsi que de ces rejets de CO2. Cela s’applique aux voitures thermiques (moteur à essence ou diesel) mais aussi aux voitures électriques ou hybrides.

La classe énergétique du véhicule peut aller de A à G. Moins la voiture rejette de CO2, plus sa note est bonne. Ainsi, les voitures électriques comme la Renault Zoé, par exemple, témoignent d’une étiquette énergie A puisqu’elles ne rejettent pas de CO2. De fait de leurs performances, elles font bénéficier à leur acheteur d’un bonus écologique pouvant aller jusqu’à 7 000 euros.

L’étiquette énergie présente aussi la consommation en « litres aux cent » des automobiles thermiques. Malheureusement, cela n’est pas explicité pour les véhicules électriques. Impossible de savoir quelle est leur consommation en « kWh aux cent » en regardant l’étiquette énergie. Cela étant, vous pouvez toujours demander au vendeur quelle est la consommation de la voiture électrique.

Avant d’acquérir un véhicule, vous pouvez aussi vous renseigner sur le site www.carlabelling.ademe.fr. L’Ademe y recense les « informations du bonus écologique, des consommations d’énergie, des rejets de CO2 et des polluants réglementés » concernant 437 voitures.

Bon à savoir
L’achat d’un véhicule électrique permet aux consommateurs de diminuer leur dépense en carburant. Mais, elle se traduit par une évolution des factures d’électricité. Pour aider les ménages à maîtriser leurs factures d’énergie face à ce nouvel achat, certains fournisseurs proposent des offres dédiées aux voitures électriques.

Étiquette énergie et vignette Crit’Air : quelles différences ?

L’étiquette énergie ne doit pas être confondue avec la vignette Crit’Air. Nécessaire pour rouler dans certaines agglomérations (Paris, Grenoble, Lyon, etc.) ou lors de pics de pollution, la vignette « permet de classer les véhicules en 6 catégories en fonction de leur motorisation et de leur date de première immatriculation, du moins polluant au plus polluant », comme l’explique la Mairie de Grenoble.

Elle permet de classer les automobiles et autres véhicules en fonction de leur niveau de rejets de polluants atmosphériques, conformément à l'article R. 318-2 du Code de la route. Elle prend notamment en compte les émissions de monoxyde de carbone, d’oxydes d'azote et de particules fines, responsables d’une mauvaise qualité de l’air et pouvant engendrer des problèmes respiratoires.

Bon à savoir
Pour demander la vignette Crit’Air, il faut se rendre sur le site dédié du gouvernement et la commander. Elle coûte 3,62 €.

Étiquette énergie des pneus

Enfin, aussi étonnant que cela puisse paraître, l’étiquette énergie concerne aussi les pneumatiques des voitures. En effet, les pneus jouent à hauteur de 20 à 30 % sur la consommation de carburant d’une automobile.

L’étiquette énergie des pneus prend donc en compte trois grands critères :

  • la résistance au roulement. Plus vos pneus s’approchent de A, plus les économies de carburant seront importantes ;
  • l’adhérence sur sol mouillé, pour éviter les dérapages en cas d’intempéries ;
  • le bruit de roulement des pneumatiques pour limiter les nuisances sonores liées à la mobilité.

Cela étant comme pour les équipements électroménagers, ce sont les équipementiers automobiles qui décident de la classe énergétique des pneus. La fiabilité de l’étiquette énergie pose donc encore une fois question.