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La consommation électrique d'une Pompe à chaleur (PAC)

Consommation PAC

La Pompe à chaleur (PAC) est une solution écologique pour remplacer les appareils fonctionnant avec des énergies fossiles (électricité, fioul, gaz naturel, etc.). Il s’agit d’un équipement de chauffage thermodynamique à énergie renouvelable. Dans le cadre de la transition énergétique, les consommateurs sont encouragés à changer le système de chauffage de leur logement pour une pompe à chaleur. Au-delà du geste que ce changement représente pour l’environnement, il permet également aux consommateurs de réaliser des économies sur leurs factures d’énergie. Comment fonctionne une pompe à chaleur ? Quel modèle choisir ? Combien d’énergie consomme ce type de chauffage ?

 

Comment fonctionne une Pompe à chaleur (PAC) ?

 

La pompe à chaleur permet de réaliser des économies d’énergie par rapport à d’autres systèmes de chauffage. Elle peut permettre de chauffer son logement et l’eau chaude sanitaire, ainsi que d’assurer la climatisation de l’habitation, selon les modèles.

Une pompe à chaleur fonctionne grâce à un système de transferts thermiques entre le milieu environnant et un liquide caloporteur. Ce liquide, aussi appelé « frigorigène » peut changer d’état selon la pression :

  • gazeux : lorsque la pression augmente ;
  • liquide : quand la pression baisse ;
  • en ébullition : à - 5 °C.

La pompe à chaleur capte les calories dans l’environnement (air, sol ou eau), où elles sont naturellement présentes, module la chaleur et la diffuse dans le logement.

Une pompe à chaleur est composée de plusieurs éléments :

  • un évaporateur : la chaleur venant d’un milieu naturel (source d’énergie renouvelable) est envoyée au fluide frigorigène en état liquide. La température de ce liquide monte pour le transformer en vapeur ;
  • un compresseur : du gaz est aspiré par le compresseur avant d’être comprimé sous haute pression. Ainsi, le fluide frigorigène atteint une température d’environ 90 °C ;
  • un condenseur ; une partie du fluide frigorigène à 90 °C est envoyée au condenseur. Celui-ci renvoie la chaleur au circuit de chauffage ou d’eau chaude où sont envoyées les calories (généralement dans un circuit de chauffage). La température du fluide frigorigène descend alors jusqu’à environ 45 °C. Il se condense pour redevenir liquide ;
  • un détenteur : il permet de faire chuter la pression afin de faire baisser la température du liquide frigorigène à environ - 20 °C. Une fois que le liquide frigorigène a refroidi dans le détenteur, il est renvoyé vers l’évaporateur, où la température est plus élevée. De cette manière, le liquide est chauffé jusqu’à son ébullition et est de nouveau aspiré par le compresseur.

Les températures citées précédemment sont approximatives car elles varient selon le modèle de pompe à chaleur. Toutefois, quel que soit le modèle, le fonctionnement reste le même. Les pompes à chaleur permettant de refroidir l’air fonctionne de la manière inverse. La chaleur est extraite de l’air intérieur afin d’être évacué à l’extérieur. Son fonctionnement est comparable à celui d’un réfrigérateur. Ce système de « refroidissement actif » concerne les PAC air-eau. La même quantité d’énergie est nécessaire pour le refroidissement que pour le chauffage. Avec une pompe à chaleur géothermique, il s’agit d’un système de refroidissement passif. Le froid est extrait du sol afin de refroidir l'eau envoyée dans le système de chauffage. Une pompe de circulation permet d’envoyer l’eau froide dans l’installation. Dans les deux cas, la distribution du froid dans l’habitation peut se faire par le chauffage au sol ou par un ventilo-convecteur.

Il existe différents types de compresseurs, dont certains sont plus efficaces que d’autres. Les PAC avec des compresseurs à piston sont peu recommandées. En effet, il est conseillé d’opter pour une pompe à chaleur à compresseur rotatif (avec un ou deux étages). La puissance délivrée par ce type de compresseur est constante, et ce, quelle que soit la température de la source. Les compresseurs doivent également être équipés d’un système d’alimentation variable. Grâce à ce dispositif, le démarrage est progressif. Contrairement aux modèles de PAC traditionnels, les arrêts et mise en marche fréquents ne sont plus nécessaires, permettant de ne pas user les compresseurs inutilement.

Qu’est-ce que le liquide frigorigène ?
Le liquide frigorigène est utilisé pour le fonctionnement des machines produisant du chaud ou du froid, comme les réfrigérateurs ou les pompes à chaleur. Il existe différentes catégories de fluides frigorigènes : CFC, HCFC, HFC, etc. Ces catégories distinguent des fluides frigorigènes composés de chlore, de carbone ou d’hydrogène en différentes proportions. Ces éléments chimiques sont tous plus ou moins nocifs pour l’environnement. Les CFC (chlorofluorocarbures) et les HCFC (hydrochlorofluorocarbures) sont les plus nocifs car ils contiennent du chlore, mauvais pour la couche d’ozone. Par ailleurs, ces derniers sont désormais interdits. Les HFC (hydrofluorocarbures) sont, quant à eux, autorisés. Le fluide frigorigène peut également être dangereux pour les utilisateurs qui ne doivent en aucun cas le manipuler eux-mêmes. En effet, lors du changement de fluide frigorigène, il est indispensable de faire appel à un professionnel. De plus, ce dernier se charge de récupérer le fluide frigorigène afin de le recycler.

Les éléments clés à retenir concernant la pompe à chaleur :

  • la PAC pompe de la chaleur à l’extérieur pour l’envoyer, plus chaude, à l’intérieur du logement ;
  • l’énergie utilisée est renouvelable et gratuite (issue du sol, de l’air ou de l’eau), ne rejetant pas de CO2 ;
  • elle fonctionne grâce à de l’électricité. L’énergie n’est donc pas totalement gratuite avec une pompe à chaleur puisqu’elle nécessite tout de même une consommation d’électricité. Cette consommation dépend des modèles de PAC, ainsi que des caractéristiques de son lieu d’installation, comme la surface du logement, la hauteur sous plafond, la différence entre la température extérieure et la température intérieure, etc. ;
  • selon les modèles, la pompe à chaleur peut permettre de chauffer le logement et l’eau chaude sanitaire, ainsi que de rafraîchir les intérieurs ;
  • elle peut être installée en complément d’une installation de chauffage déjà existante ;
  • elle est principalement installée dans des maisons, mais elle peut également servir à chauffer les appartements, les immeubles ou les piscines ;
  • un entretien effectué par un spécialiste est à prévoir tous les ans, notamment pour le contrôle d’étanchéité du circuit frigorifique. Pour les machines contenant plus de 2 kg de fluide frigorigène, cet entretien annuel est obligatoire. La vérification doit être effectuée par un professionnel qualifié et respectant la réglementation existante. Il est également important d’entretenir soi-même sa PAC, notamment pour les pompes à chaleur aérothermiques. L’air doit circuler librement autour, il faut donc veiller régulièrement à ce que des feuilles d’arbre ou des branches ne gênent pas cette circulation. Il est également nécessaire de dépoussiérer et de nettoyer les bouches d’insufflation et les unités à détente directe chaque semaine ;
  • le liquide calorifique est à changer tous les 7 ans ;
  • la durée de vie d’une pompe à chaleur est de 15 ans environ et de 40 ans pour les PAC géothermiques.

 

Quels sont les différents types de pompes à chaleur ?

 

Il existe plusieurs modèles de pompe à chaleur. Elles fonctionnent chacune grâce à des sources d’énergie renouvelable différentes (eau, air, sol). Il existe des pompes à chaleur air-air, air-eau, eau-eau, sol-eau et sol-air. Comme l’explique d’Ademe :

« Le premier terme désigne l’origine du prélèvement, le second le mode de distribution de la chaleur dans le logement. Seule exception : la PAC eau glycolée-eau qui puise la chaleur dans le sol (avec des capteurs enterrés contenant de l’eau glycolée). »

Ces PAC présentent toutes des avantages et inconvénients différents et conviennent plus ou moins selon le consommateur, la zone géographique où est situé son logement et l’utilisation qu’il souhaite faire de la pompe à chaleur :

  • la pompe à chaleur aérothermique (air-air ou air-eau) : utilisant les calories présentes dans l’air extérieur, ce modèle de PAC diffuse la chaleur dans le logement grâce à des ventilo-convecteurs à détente directe (air-air), des radiateurs basse température ou des planchers chauffants (air-eau) et/ou des ventilo-convecteurs. Avec ce système, il est possible de diffuser de l’air froid à l’intérieur. La PAC aérothermique peut être composée d’un seul élément, il s’agit alors d’une PAC monobloc. Elle peut parfois être constituée de deux unités séparées, reliées par un circuit de liquide frigorigène. Contrairement à la pompe à chaleur géothermique, l’installation d’une pompe aérothermique ne nécessite pas d’autorisation spéciale et sa mise en œuvre est relativement simple. Toutefois, la bonne circulation de l’air d’une pièce à l’autre est indispensable. Le détalonnage des portes, avec un espace de 2 cm au bas des portes, est donc important. Le prix à prévoir pour ce type de PAC est compris entre 6 000 et 10 000 euros ;
  • la pompe à chaleur géothermique (sol-eau, sol-air ou eau-eau) : elle puise les calories présentes dans le sol ou les nappes phréatiques et sources d’eau, afin de les transformer en énergie. Les modèles de PAC puisant leur énergie dans les nappes phréatiques et sources d’eau (eau-eau) sont également appelées pompes à chaleur hydrauliques ou PAC sur eau de nappe. Ce modèle de PAC nécessite un circuit de captage enterré. Il est donc indispensable d’avoir un terrain à la taille conséquente, qui permettra de construire ce réseau de canalisations. Les capteurs peuvent être placés à l’horizontale ou à la verticale. Les capteurs verticaux sont composés de deux tubes de polyéthylène ayant une forme de U. Ils sont installés dans un forage à une profondeur pouvant aller jusqu’à 80 cm et scellés dans du ciment. Généralement, plusieurs forages sont réalisés avec un espace de 10 cm au minimum entre chacun d’entre eux. Les seules PAC pouvant être équipées de capteurs verticaux sont les PAC à fluide intermédiaire. Les capteurs horizontaux, quant à eux, sont des tubes de polyéthylène ou de cuivre avec une gaine de polyéthylène. Ils sont enterrés en boucle, à faible profondeur (entre 0,60 et 1,20 m). Les PAC eau-eau, quant à elles, nécessitent un ou deux forages d’une profondeur allant de 30 à 100 m. Le système à deux forages est plus coûteux. Cependant, il permet de réinjecter l’eau utilisée dans la nappe et évite le gaspillage de l’eau souterraine. Avec le système à un seul forage, l’eau de nappe est rejetée dans une rivière ou un plan d’eau. L’installation de ces capteurs doit être réalisée par un foreur professionnel déclaré à la DREAL (Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement). L’eau d’une rivière peut également être utilisée. Selon les conditions, cet usage peut être soumis à déclaration ou autorisation et assujetti à une redevance du domaine public. Les démarches sont à effectuer auprès de la Direction départementale de l’agriculture et de la forêt. Si cette pompe à chaleur présente de très bonnes performances et permet de chauffer l’air et l’eau chaude sanitaire, en toutes saisons, son coût à l’achat est élevé. Il faut compter 8 000 à 25 000 euros pour une PAC géothermique, et entre 8 000 et 14 000 euros une pompe à chaleur hydraulique.

Différents procédés ont été mis au point pour le fonctionnement des PAC. Les pompes à chaleur géothermiques peuvent fonctionner avec un système de détente directe, de fluides intermédiaires ou mixtes. Les PAC aérothermiques, quant à elles, ne fonctionnent qu’en détente directe ou mixte :

  • les PAC à détente directe ont un unique circuit fermé :
    • entre la pompe, les capteurs et les émetteurs de chaleur, dans lesquels le fluide frigorigène circule. Une quantité importante de fluide est contenu dans ce type de PAC ;
  • les PAC mixtes ont deux circuits :
    • un pour le fluide frigorigène, les capteurs et la pompe ;
    • et l’autre pour l’eau chaude des émetteurs.
  • les PAC à fluides intermédiaires ont trois circuits :
    • un circuit frigorifique pour la pompe à chaleur ;
    • un circuit pour les capteurs où se trouve de l’eau additionnée d’antigel ;
    • et un circuit alimentant les émetteurs en eau chaude.

Un chauffage d’appoint est-il nécessaire ?
Dans certains cas, un chauffage d’appoint peut être nécessaire en complément de la pompe à chaleur. Cependant, ce n’est pas le cas avec tous les types de PAC. Il peut être indispensable d’utiliser un chauffage d’appoint pour les logements situés dans une zone où les hivers sont très froids, et équipés d’une pompe à chaleur aérothermique. Les habitations se trouvant à un endroit où les hivers sont doux peuvent se contenter de la pompe à chaleur.

 

Types de Pompes à chaleur (PAC) – avantages, inconvénients et prix

Type de pompe à chaleur

Avantages Inconvénients Prix du matériel Coût de la pose
Pompe à chaleur aérothermique
(air-air ou air-eau)
- Installation simple en extérieur.
- Pas d’autorisation administrative nécessaire pour son installation.
- Modèle moins performant que les autres PAC.
- Bruyant.
- Nécessite d’être installée dans une région au climat doux (3 °C minimum).
- Peut nécessiter un chauffage d’appoint.
Entre 6 000 et 10 000 €Entre 700 et 3 000 €
Pompe à chaleur géothermique
(sol-eau, sol-air et eau-eau)
- Très bonne performance.
- Ne nécessite pas de chauffage d’appoint, quelle que soit la saison.
- Coût élevé à l’achat.
- Travaux d’installation importants.
- Une autorisation administrative est requise pour l’installation, les démarches peuvent être longues.
- Nécessite un terrain suffisamment large pour l’installation.
- Ne peut être utilisée qu’avec des planchers chauffants et des radiateurs basse température (eau-eau).
- Présence d’un point d’eau à proximité nécessaire (eau-eau).
- Entre 8 000 et 25 000 €.
 
- Entre 8 000 et 14 000 € pour les PAC eau-eau.
Entre 700 et 2 700 €

 

Les certifications et performances d’une PAC

 

Il est possible de se renseigner sur les performances énergétiques d’une pompe à chaleur en se reportant à plusieurs indicateurs et en se basant sur certaines certifications et labels.

Les indicateurs de performance

Il est possible de vérifier la performance d’une PAC, pour le chauffage et la production d’eau chaude sanitaire, grâce à plusieurs indicateurs :

  • l’efficacité énergétique saisonnière : elle s’exprime en pourcentage et correspond au rapport entre la demande de chauffage pour toute la saison de chauffe et la consommation annuelle d’énergie nécessaire pour la fournir. Elle permet de connaître le rendement global pour toute une saison de chauffe ;
  • l’efficacité énergétique pour le chauffage de l’eau : exprimée également en pourcentage, il s’agit du rapport entre l’énergie de référence du profil de soutirage, c’est-à-dire, le volume d’eau puisé sur 24 heures, et l’énergie nécessaire pour la produire ;
  • le COP (Coefficient de performance) : pour une pompe à chaleur, il s’agit du rapport entre la quantité de chaleur produite et l’énergie électrique consommée. Par exemple, un COP de 3 avec une pompe à chaleur consommant 1 kWh d’électricité produit 3 kWh de chauffage ;
  • l’EER (Coefficient d’efficacité frigorifique) : permet de connaître l’efficacité d’un système thermodynamique produisant du froid.

Quel COP est recommandé pour une bonne performance de sa pompe à chaleur ?
L’Ademe (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie) recommande de choisir une pompe à chaleur dont le Coefficient de performance (COP) est de 3,5 au minimum. Ce coefficient dépend du type de pompe à chaleur, de la source d’énergie renouvelable utilisée et des usages de la chaleur. Selon ces caractéristiques, le COP est plus ou moins élevé.

 

Les certifications du matériel

Plusieurs certifications permettent d’assurer les consommateurs de la bonne qualité du matériel composant leur pompe à chaleur :

  • le marquage Eurovent : il permet de garantir que les puissances calorifiques et frigorifiques des pompes à chaleur réversibles sont bien conformes aux valeurs annoncées par les fabricants ;
  • la certification NF PAC : garantit les performances énergétiques des PAC pour le chauffage, le niveau de puissance acoustique, ainsi que les performances saisonnières et l’efficacité frigorifique des pompes à chaleur aérothermiques et géothermiques de moins de 50 kW. Les pompes à chaleur portant la certification NF PAC ont un COP supérieur à 3. Si la PAC a un coefficient de performance inférieur à 3, il est impossible de bénéficier de MaPrimeRénov’ (anciennement CITE) ;
  • le label Promotelec : il n’est attribué qu’aux matériels correspondant au cahier des charges, définissant notamment leurs performances.

 

Combien d’électricité consomme une pompe à chaleur ?

 

Installer une pompe à chaleur dans son logement peut s’avérer rentable sur le long terme. En effet, pour le consommateur, chauffer son logement ou sa piscine avec une pompe à chaleur peut représenter des économies importantes sur sa facture d’électricité.

Les calories récupérées dans l’environnement sont gratuites. Cela permet donc au consommateur de réaliser des économies. Toutefois, leur extraction ne l’est pas. En effet, pour récupérer 3 kWh grâce à ces calories, il est nécessaire de dépenser environ 1 kWh pour un COP de 3. Plusieurs éléments sont donc à prendre en compte afin de calculer les économies réalisables grâce à une pompe à chaleur.

Les consommateurs peuvent effectuer un calcul simple afin d’obtenir une estimation des coûts engendrés par la consommation d’énergie d’une PAC :

(Puissance de chauffe [en kW]/SCOP) x Heures de fonctionnement x Prix du KWh d’électricité = Coût annuel

Le SCOP correspond au Coefficient saisonnier du système et peut être calculé ainsi :

(Efficacité énergétique saisonnière [en %] + 250 %)/100 = SCOP

Il est possible de retrouver l’efficacité saisonnière de la pompe à chaleur sur son étiquette énergie. Par exemple, pour une PAC dont l’efficacité énergétique saisonnière est de 146 %, le calcul du SCOP est le suivant : (146 % + 250 %)/100 = 3,96.

Si la puissance de chauffe de cette pompe à chaleur est de 6 kW, utilisée 2 000 h/an, au tarif réglementé d’EDF (puissance 6 kVA), le calcul de la consommation annuelle est le suivant : (6/3,96) x 2 000 x 0,1557 = 471,8 €/an.

La consommation annuelle d’électricité de la pompe à chaleur est alors de 471,8 euros.

Ces estimations sont données à titre indicatif. Elles peuvent varier en fonction de plusieurs éléments :

  • les réglages : le professionnel certifié RGE (Reconnu garant de l’environnement) est le seul à pouvoir effectuer ces réglages lors de l’installation. Ils ont une influence sur les performances de la pompe à chaleur. Si la PAC est mal réglée, il risque d’y avoir une surconsommation ou une sous-consommation. Dans cette situation, il est nécessaire de consommer plus d’électricité, à cause d’une sollicitation trop importante de la PAC ou dû à la nécessité d’utiliser un chauffage d’appoint ;
  • les différents indicateurs de performance de la PAC : comme le Coefficient de performance (COP), l’EER (Coefficient d’efficacité frigorifique), l’efficacité énergétique pour le chauffage de l’eau ou l’efficacité énergétique saisonnière ;
  • la qualité du matériel de la PAC : différentes certifications permettent de garantir la bonne qualité du matériel, comme le label Promotelec, la certification NF PAC ou le marquage Eurovent ;
  • le nombre d’habitants de la maison ;
  • la surface du logement et la hauteur sous plafond ;
  • l’exposition du logement ;
  • le type de chauffage utilisé : chauffages à eau, planchers chauffants ou ventilo-convecteurs ;
  • la zone climatique où se situe le logement : plus le climat est froid, plus la pompe à chaleur a besoin d’électricité afin d’extraire les calories ;
  • l’isolation du logement : il est conseillé de réaliser des travaux d’isolation dans son logement avant de changer son système de chauffage afin de limiter au mieux les déperditions de chaleur.

 

Bénéficier d’aides pour l’installation d’une pompe à chaleur

 

Plusieurs dispositifs d’aides financières ont été mis en place afin d’accompagner les consommateurs dans l’achat d’une pompe à chaleur :

  • MaPrimeRénov’ (anciennement CITE) : cette aide financière a été créée par le gouvernement dans le but d’encourager les consommateurs à réaliser des travaux de rénovation énergétique dans leur logement. Cette prime, réservée aux ménages modestes, peut aller jusqu’à 10 000 € selon les travaux entrepris. L’attribution de cette aide est donc soumise à des plafonds de ressources. Les travaux éligibles à MaPrimeRénov’ doivent être relatifs à la transition énergétique. Les travaux concernant le chauffage, comme l’installation d’une pompe à chaleur, sont éligibles à MaPrimeRénov’ en 2020 ;
  • la TVA à 5,5 % : il s’agit d’une TVA à taux réduit visant à encourager la réalisation de travaux d’amélioration énergétique, comme la pose d’une pompe à chaleur. Toutefois, toutes les PAC ne peuvent pas permettre de bénéficier de la TVA à 5,5 %. En effet, le COP doit impérativement être supérieur à 3,4. Tous les foyers peuvent profiter de la TVA à taux réduit ;
  • les prêts à taux zéro : ce prêt à taux nul accordé par certaines banques est sans conditions de ressources. Il permet de profiter d’une aide financière afin de réaliser des travaux d’économie d’énergie dans son habitation. l’installation d’une pompe à chaleur peut permettre de bénéficier de ce prêt à taux zéro ;
  • des aides des collectivités territoriales : certaines régions, départements ou communes permettent aux consommateurs de bénéficier d’aides pour l’installation d’une PAC. Il est possible de se renseigner localement auprès du service public de la rénovation énergétique ;
  • des aides des fournisseurs d’énergie : il est possible de bénéficier de financements (primes, prêts à taux réduits, etc.) pour l’installation d’une pompe à chaleur ;
  • les aides de l’Anah (Agence nationale de l’habitat) : des aides sont attribuées aux particuliers, sous conditions de ressources, pour la réalisation de travaux d’amélioration énergétique dans leur logement. L’installation d’une PAC fait partie des travaux éligibles aux aides de l’Anah.

Le CITE (Crédit d’impôt pour la transition énergétique) devient MaPrimeRénov’
Depuis janvier 2020, MaPrimeRénov remplace le Crédit d’impôt 30 % (CITE). Ainsi, le Crédit d’impôt et l’aide de l’Anah, « Habiter Mieux Agilité » ont été regroupés au sein du même dispositif. L’attribution des primes est prise en charge par l’Anah. Pour les personnes ayant engagé des travaux fin 2019, devant être terminés en 2020, il est encore possible de bénéficier du CITE dans les mêmes conditions qu’en 2019. Le devis doit avoir été signé et l’acompte payé en 2019.

 

Changer de fournisseur d’énergie pour payer moins cher

 

En 2007, l’ouverture du marché de l’énergie a permis aux consommateurs de choisir leur fournisseur. En effet, il est désormais possible de changer de fournisseur d'électricité afin de profiter de tarifs avantageux et de payer son énergie moins chère en choisissant les offres des fournisseurs alternatifs.

Les fournisseurs alternatifs, concurrents des fournisseurs historiques d’électricité et de gaz naturel, EDF et Engie (ex-GDF Suez), commercialisent des offres avec des réductions sur le prix du kWh et/ou de l’abonnement d'électricité. Ces offres permettent de réaliser simplement des économies sur sa facture d'énergie.

Changer de fournisseur d’énergie est une démarche rapide, simple et totalement gratuite. De plus, les contrats d’énergie en France sont sans engagement de durée. Le consommateur peut donc changer de fournisseur d’énergie à tout moment s’il n’est pas satisfait de son nouveau fournisseur.

Comment choisir son fournisseur d’énergie ?
Le choix entre les différentes offres pouvant être difficile pour les consommateurs, il est possible de joindre un conseiller au 09 71 07 17 11 (appel gratuit) afin d’obtenir des conseils et d’être accompagné dans son choix et sa souscription. Un comparateur d'électricité en ligne peut également vous aider à comparer les offres et à trouver le fournisseur le plus adapté selon vos besoins.

Découvrez dans le tableau ci-dessous le prix du kWh pour quelques offres d’électricité compétitives en 2020 :

Fournisseurs alternatifs – Comparaison des prix du kWh en option Base selon la puissance souscrite (Août 2020)

Puissance souscrite

EDF

Tarif Bleu
Total Direct Énergie

Offre Online
Engie

Offre Ajust fixe 1 an
Happ-e

Offre Classique
3 kVA0,1557 €0,1439 €0,1658 €0,15098 €
6 kVA0,14748 €
9 kVA0,1546 €0,1475 €0,1694 €0,15127 €
12 kVA
15 kVA
18 kVA
24 kVA
30 kVA
36 kVA