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Teréga

Teréga transporteur de gaz

Teréga (ex-TIGF) est le deuxième transporteur de gaz en France. Il opère dans le sud-ouest de la France en complémentarité de GRTGaz, le gestionnaire de transport dans le reste de l’Hexagone. Il s’occupe également de stocker le gaz naturel dans son périmètre d’action. Qui est Teréga ? Quelles sont ses missions sur le sol français ? Pourquoi un découpage du territoire en deux zones ? L’équipe de Choisir.com fait le point avec vous.

 

Présentation de Teréga

 

Teréga est un transporteur de gaz dont le siège social est basé à Pau. Il gère aussi plusieurs centres de stockage de gaz. Il œuvre uniquement dans le quart Sud-Ouest de la France. Le reste du réseau est géré par GRTGaz.

A cheval sur la Nouvelle-Aquitaine, la Région Rhône-Alpes et la Région Occitanie, Teréga dispose de 5 135 km de gazoducs, canalisations dédiées au transport du gaz, dans les départements suivants :

  • Ariège ;
  • Aude ;
  • Aveyron ;
  • Cantal ;
  • Gers ;
  • Gironde ;
  • Haute-Garonne ;
  • Hautes Pyrénées ;
  • Landes ;
  • Lot ;
  • Lot et Garonne ;
  • Pyrénées Atlantiques ;
  • Pyrénées Orientales ;
  • Tarn ;
  • Tarn Et Garonne.

L’entreprise Teréga a été fondée en 2005, suite à l’ouverture du marché du gaz à la concurrence sur le segment des professionnels. En effet, dès 2004, toutes les entreprises et collectivités de l’Union européenne ont pu bénéficier de la libéralisation du marché. Teréga s’appelait alors « Total Infrastructures Gaz France » (TIGF). En 2012, elle se rebaptise « Transport et Infrastructures Gaz France » mais reste connue sous le TIGF. En 2018, elle devient Teréga. « ‘Te’, rappelle les ‘territoires’ et notre ancrage territorial historique dans le Sud-Ouest. ‘Ré’ signifie ‘réseaux’, autant pour les canalisations que pour les stockages, et enfin « Ga » fait référence au ‘gaz’ » expose Dominique Mockly, Président-Directeur Général de Teréga. Découvrons comment la société est née et les différentes évolutions qui l’ont conduite à changer de noms.

GRTgaz et Teréga, une histoire en commun

Teréga s’occupe de transporter le gaz sur 15% du territoire français. GRTgaz de son coté, se charge du transport sur les 85% restants. Ce découpage prend ses racines dans les années 1940-1950.

En 1939, un gisement de gaz naturel est découvert en Haute-Garonne à Saint-Marcet. Forte de cette découverte, la France entame donc davantage de recherches de puits d’hydrocarbures. C’est notamment la Société Nationale des Pétroles d’Aquitaine (SNPA) qui se charge de mener les investigations. Cela débouche sur la mise au jour du gisement de Lacq, en 1951. Il s’agit du plus grand gisement de gaz français. Il sera exploité jusqu’en 2013 par la SNPA qui se transformera en Elf au fil du temps.

En 1965, la Société nationale des pétroles d’Aquitaine (SNPA) s’associe avec deux autres structures, la Régie autonome des pétroles (RAP) et le Bureau de recherche pour devenir l’Entreprise de recherches et d'activités pétrolières (ERAP). L’entité cherche alors un nom de marque facile à prononcer, court et international. En 1967, elle adopte le nom « Elf » connu aussi sous la dénomination « Elf Aquitaine ». En 1999, Elf est racheté par le pétrolier Total.

L’exploitation du gisement implique forcément la création d’un réseau de transport. Deux entreprises assurent ces missions. Elles sont propriétés de GDF (aujourd’hui Engie) et Total :

  • Gaz du Sud-Ouest (GSO) ancêtre de Teréga. Elle s’occupe des réseaux de gaz du quart sud-ouest de l’Hexagone ;
  • La Compagnie française du méthane (CFM) qui deviendra GRTgaz, sur le reste de l’Hexagone.

La libéralisation du marché change la donne. En effet, il faut créer des acteurs de transports indépendants. C’est la Commission de Régulation de l’Énergie (CRE) qui se charge du dossier. Par voie de délibération, le 15 décembre 2003, elle sépare les deux entités de la manière suivante : « TOTAL, qui possède 70% de GSO, deviendra le seul actionnaire de GSO. Gaz de France (GDF), qui possède 55% de CFM, deviendra le seul actionnaire de CFM ».

Le capital de GSO change et son nom aussi. Elle devient TIGF, une filiale de Total.

Teréga, une filiale de Total ?

A l’heure actuelle, Teréga n’est plus une filiale de Total. Comme l’explique le quotidien les Échos en juillet 2013, Total a vendu « Transport et Infrastructures Gaz France (TIGF) à un consortium réunissant l'opérateur de transport et de stockage de gaz italien Snam (45%), le fonds de l'État de Singapour GIC (35%) et EDF (20%) ».

En 2015, une nouvelle entité intègre le capital de TIGF : Prédica, une filiale du Crédit Agricole. L’actionnariat est depuis réparti ainsi :

  • Snam (40.5 %) ;
  • GIC (Singapour) (31.5 %) ;
  • EDF (18 %) ;
  • Predica (10 %).

Ces changements d’actionnariat poussent TIGF à chercher une identité de marque propre. Comme l’explique le PDG : « Nous voulions donner une nouvelle image à l’entreprise, qui corresponde à notre engagement dans la transition énergétique et fasse à notre nouvelle stratégie ». En 2018, c’est chose faite. TIGF devient Teréga et change de logo.

 

Les missions de Teréga : le transport du gaz

 

Pour bien appréhender les missions de Teréga, il faut bien comprendre la chaine gazière. Dans les grandes lignes, les molécules de gaz partent des centres de productions, situés à l’étranger dans 98% des cas, et sont acheminées par bateaux méthaniers ou gazoducs jusque dans l’Hexagone.

En arrivant en France, le gaz passe ensuite par un processus d’odorisation. On y ajoute du tétrahydrothiophène (THT) pour lui donner une odeur nauséabonde. Cela permet d’avertir les consommateurs en cas de fuite de gaz. Cette mission est réalisée par GRTgaz ou Teréga. Sur le sol français, les molécules passent ensuite dans le réseau de transport. Ces gazoducs sont les « autoroutes » du gaz.

Teréga, GRDF, Gaz de Bordeaux : quelles différences ?

Teréga est en charge de transporter le gaz sur le Sud-Ouest. Il achemine le gaz par le biais des gazoducs. En quelques sortes ce sont les autoroutes du gaz. Elles amènent l’énergie vers :

  • les industries locales. Le parcours du gaz s’arrête alors là pour être consommé.
  • Le réseau de distribution, des canalisations de gaz plus petites qui arrivent jusque chez le consommateur final (particuliers et professionnels).

Teréga ne s’occupe donc pas du tout de la distribution. D’autres acteurs s’en chargent. Dans le Sud-Ouest, on trouve deux grands opérateurs de distribution :

Quelles sont les différences entre ces deux entités ? Regardons cela de plus près.

GRDF est une filiale d’Engie. Créée en 2008 suite à l’ouverture du marché du gaz à la concurrence, GRDF est une entreprise indépendante des fournisseurs d’énergie. Son rôle est d’assurer la continuité de l’alimentation des consommateurs et la bonne livraison du gaz. Elle ne vend pas de gaz. GRDF garantit la bonne mise en place de la concurrence en permettant à tous les fournisseurs d’avoir accès au réseau dans les mêmes conditions, sur un même pied d’égalité. Sur le territoire qu’elle gère, les Français peuvent choisir leur fournisseur de gaz.

La situation est un peu différente à Bordeaux. Gaz de Bordeaux est une ELD. Elle fait partie des entités ayant échappé à la nationalisation des entreprises gazières en 1946, qui a abouti à la création de GDF (aujourd’hui Engie). Elle se charge d’activité de distribution et de fourniture de gaz. De ce fait, elle achemine et vend du gaz. Dotée de ces deux casquettes, elle ne favorise pas l’entrée de fournisseurs alternatifs de gaz dans la ville de Bordeaux. En théorie, les nouveaux fournisseurs pourraient s’y installer. Mais, ils devraient s’adapter aux systèmes informatiques de Gaz de Bordeaux ce qui n’est pas forcément rentable pour eux. Le jeu de la concurrence n’y est donc pas ouvert.

 

Le stockage du gaz

 

Teréga assure aussi des missions de stockage du gaz. Le stockage répond à un enjeu capital, celui de sécuriser l’alimentation en gaz des consommateurs français. Traditionnellement, on remplit les réservoirs l’été pour occuper le stock en hiver.

Fin 2019, Teréga exploitait 25,7 % des capacités de stockage françaises via deux sites de stockage souterrain situés dans son périmètre d’action :

  • Lussagnet dans les Landes (40) ;
  • Izaute dans le Gers (32).

En revanche, il ne dispose pas de sites de stockage aérien. Comme l’explique Engie, « Ce sont de grands réservoirs cylindriques en métal ou en béton qui se trouvent généralement à proximité des terminaux méthaniers. ». Or, les terminaux méthaniers se situent exclusivement sur la zone GRTgaz. On en retrouve un à Dunkerque, un à Montoir de Bretagne et deux à Fos-sur Mer.

De son côté, GRTGaz ne se charge que du transport du gaz sur son territoire. C’est Storengy qui a pour vocation du stockage de gaz dans le reste de l’Hexagone.

 

Teréga et développement du biométhane

 

Selon Teréga, « Le biométhane est une énergie renouvelable issue de la valorisation énergétique des déchets ménagers, organiques agricoles et agroalimentaires qui contribue à la réduction des gaz à effet de serre. ». Il s’agit d’un biogaz pouvant être injecté dans le réseau de gaz naturel pour servir à des fins de chauffage, de cuisson, de production d’eau chaude.

Teréga assure le raccordement des unités de méthanisation au réseau de transport de gaz. Il s’occupe ensuite d’injecter et de transporter ce gaz renouvelable vers le réseau de distribution.

Aujourd’hui, il existe deux postes d’injections de biométhane Teréga. L’un se trouve non loin de Pau, près d’Artix et l’autre à proximité de Villeneuve-sur-Lot.

 

Teréga recrutement

 

Teréga témoigne de 653 salariés. Il embauche régulièrement des employés dans le Sud de la France. Comme le souligne l’entreprise, « Avec près de 300 métiers différents, Teréga vous offre de larges opportunités de postes techniques et supports ». Il est possible de postuler sur le site de recrutement Teréga. Vous y trouverez les différentes offres d’emploi en cours.